15/09/2013

Châtelineau : un professeur frappé au visage

Source : LA NOUVELLE GAZETTE

Ecole fondamentale Sainte-Marie à Châtelineau... Le papa d’une fille de 3ème primaire s’énerve sur le prof de gym, avant de lui donner une violente gifle, en pleine cour de récré, devant les enfants et le personnel. Le père a passé la nuit en cellule, l’instituteur, lui, est en arrêt-maladie pour 15 jours. L’école ne comprend toujours pas ce débordement de violence, né d’un motif tout à fait dérisoire. Les faits se sont produits ce jeudi, vers 15h30, à la sortie des classes. Nous sommes rue Lloyd Georges, à Châtelineau, devant la porte de l’école fondamentale Sainte -Marie : les parents viennent récupérer leurs enfants, inscrits de la 1ère maternelle à la 6ème primaire. Soudain, dans la cour, c’est l’explosion : une violente altercation éclate, sous les yeux des enfants, des instituteurs et des parents. « Un papa d’une fille de 3ème primaire s’en est pris au prof de gymnastique », explique Jérôme Dufrasne, directeur de l’implantation. Le professeur de gymnastique visé, n’a eu le temps de rien voir venir : il venait de se ramasser une gifle magistrale en plein visage. Un coup donné par un père en colère. Mais en colère pourquoi ?« La veille, notre professeur de gymnastique avait fait une remarque à l’ensemble de sa classe de 3ème primaire. Il y avait un net problème au niveau du timing pour qu’ils endossent leurs habits de gym. Le professeur avait émis une promesse de punition si ce problème ne se réglait pas… »Il semble qu’une des filles de la classe en ait parlé à son père. Celui-ci a clairement mal pris la chose et est allé, le lendemain jeudi, à la rencontre de Jérôme. « C’est vous le professeur de gymnastique ? », lui-a-til demandé. Puis le ton est monté, avant que ce geste de violence ne soit porté sur l’enseignant. « Notre professeur de gym a été blessé et se retrouve en incapacité de travail, pour quinze jours », ponctue encore Jérôme Dufrasne.Le père, dont l’identité n’a pu être révélée, a été arrêté et a passé la nuit en cellule. « Il a été présenté ce matin », explique-t-on, au Parquet de Charleroi. « Il a évidemment été très sévèrement admonesté par le juge, avant d’être remis en liberté. » Une médiation devra se faire ensuite, entre le père et le personnel pédagogique.

 
 

Les commentaires sont fermés.