13/03/2012

Bouffioulx : qui a tiré sur les clandestins ?

Bouffioulx: l’un des clandestins blessé par balles est sorti de l’hôpital. Mais qui a tiré?

LA NOUVELLE GAZETTE DANS SON EDITION DE CE MARDI . Dimanche soir, un individu a tiré sur deux hommes en séjour illégal, à la rue du Cripet à Bouffioulx. Les circonstances de ce fait violent et l’identité de son auteur restent encore floues. “ La dispute a bien duré jusqu’à 23 heures, dimanche. Comme ça criait assez fort, j’ai éteint les lampes et j’ai regardé par la fenêtre. Il y a eu beaucoup de va-et-vient. Mais je n’ai pas vu les coups de feu ”, nous confie Evelyne Denis, une habitante de la rue du Cripet. Là où deux hommes ont été blessés par balles: l’un a été touché par quatre projectiles au niveau du genou, des mollets et d’un orteil; l’autre par deux balles au niveau des jambes.Ce lundi, durant toute la journée, le propriétaire présenté au départ comme l’auteur des coups de feu, a été auditionné et privé de liberté au commissariat de police de Châtelet. Mais il semblerait, d’après les personnes blessées qu’il ne soit pas l’auteur des coups de feu. Qui est-ce alors? Il se pourrait qu’il s’agisse de ses sbires. Une chose est apparemment claire pour les victimes: leur propriétaire était bel et bien là dimanche soir, contrairement à ce qu’il veut bien déclarer. Quant à savoir s’il s’est rendu sur place pour déloger les occupants ou pour une autre raison, on devrait y voir plus clair dès aujourd’hui. Toujours est-il que les deux jeunes hommes ont été emmenés en milieu hospitalier. L’un des deux en est déjà ressorti. Quant aux trois autres individus en séjour illégal, interpellés sur place, ils ont été relaxés après que l’Office des étrangers leur ait donné un ordre de quitter le territoire.Selon le voisinage, les jeunes qui ont été touchés par balles étaient plutôt discrets. “ Ils disent toujours bien bonjour. Ils vivent à quatre ou cinq dans une pièce. Eux, ils n’ont jamais posé problème. Ceux qui font du bruit le soir, ce sont les jeunes qui viennent discuter et fumer dans l’entrée de mon garage ”, explique Evelyne Denis.Plus haut dans la ruelle de Presles, une habitante était en train de racler devant sa porte lorsqu’elle a entendu deux coups de feu. “ J’ai vu trois hommes courir dans la rue. J’ai continué à nettoyer. Est-ce que j’ai eu peur? Non. ” C’est trois fois rien après tout... (Source : La NOUVELLE GAZETTE)

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