29/02/2012

Loverval a dit non au saccage du quartier des Morlères

10026 1 Un Aqualibi à Loverval - Réunion des comités de quartier.JPG     A l’invitation des comités de Quartier de Loverval, une réunion qualifiée d’informelle s’est tenue en la salle communale de la rue Charon à Loverval pour présenter le projet, les esquisses de tracés et l’état d’avancement de l’étude par les ingénieurs du  Service Public de Wallonie de la  liaison par une nouvelle route deux fois une bande entre le rond-point de Ma Campagne situé  sur la Nationale 5 entre Charleroi et Gerpinnes  et la sortie de la Blanche Borne sur le ring R3 à Bouffioulx, la création de cette route étant inscrite dans la Déclaration de Politique Régionale  signée par le PS, le CDH et Ecolo.

 

        Une chose est bien claire pour les Lovervalois et ils l’ont dit : c’est non à la liaison Ma Campagne-R3. C’est non à un compromis politique qui se fera sur le dos des habitants de Loverval, cette route étant une concession faite par le PS et le CdH aux Ecolos en 2009, un projet balayant tous les projets précédents. C’est non aux bouts de ficelles qui n’arrangeront rien. C’est non à une route qui verra défiler 60.000 véhicules dont 5000 camions, chaque jour, à 20 mètres des habitations du quartier des Morlères, dans un triangle de trois kilomètres carrés où se situent le Centre ADEPS, l’Institut Notre-Dame et ses 2500 enfants  et l’IMTR avec son Centre des Grands Brûlés.

 

        « Il s’agit d’une Déclaration de Politique Régionale improvisée dans un compromis politique, ont dit les Lovervalois. La liaison Ma Campagne-R3 ne résout rien et aggrave la situation. Les chiffres sur lesquels ce projet se base sont déjà dépassés. Ce projet ne tient pas compte de la réalité du trafic et de la prochaine mise en services des autoroutes françaises qui amènera 5000 camions en plus par jour soit une file de 90 km. Cette liaison de deux mille cinq cents mètres sera saturée 36 fois par jour ».

 

        Ce que veulent les Lovervalois, - et ils le répètent sans cesse - c’est une vraie solution pour la Nationale 5, une artère commerciale dont les riverains doivent être protégés. Ce qu’il faut, c’est une solution autoroutière, une solution digne de la plus grande métropole de Wallonie, si mal défendue par ses parlementaires, le parent pauvre que la Wallonie n’aime pas et pour lequel elle ne trouve pas d’argent, alors qu’on en trouve pour Liège, Namur et Mons. Ce qu’il faut pour le développement de Charleroi, c’est forger le chaînon manquant sur l’axe Anvers-Bruxelles- Charleroi- Reims-Marseille, l’autoroute E420 qui a déjà été étudiée en détail et qui figure depuis près de 40 ans en pointillé sur les cartes, mais que nos politiciens n’ont jamais eu le courage de concrétiser pour des raisons électoralistes.

 

        « En ces temps de crise où toute dépense publique doit être mûrement réfléchie avant d’être engagée, la Région wallonne donne un  mauvais signal, a dit un  représentant des comités de quartier de Loverval. C’est un emplâtre sur une jambe de bois.  Cette route ne résoudra rien.  Ce maillon faible dans une liaison autoroutière  ne fera qu’apporter de nouvelles nuisances -  blocages, bouchons, accidents, saccage d’une des rares zones vertes du Pays Noir – dans un  triangle infernal  où seront prisonniers 2500  enfants des écoles, jeunes de l’ADEPS, patients et grands brûlés de l’IMTR et les habitants de Loverval qui ne demandaient qu’à vivre tranquilles ».

 

        Comme l’a souligné le Bourgmestre de Gerpinnes Philippe Busine les mandataires communaux sont au côté des habitants. Il ne s’agit que d’une séance d’information. Il n’y a pas encore de décision.  Le nouveau ministre wallon des Tavaux publics a été invité et il viendra sur place se rendre compte de la situation.

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