09/12/2011

Qui est-il ?

9965 1 JJR fait un tabac en France.JPG

« Comme c’est souvent le cas, je suis plus connu et reconnu à l’étranger que dans mon propre pays »  constate avec regret  Jean-Jacques Rousseau, le cinéaste de l’absurde, le Souvretois aux 50 films, ami de l’entartreur  Noël Godin et des plus grands cinéastes, l’homme dont les médias ne connaissent pas le visage puisque JJR apparaît toujours la tête couverte d’une cagoule, une cagoule qui s’est enflammée lors d’une récente séance photo.  Récemment invité au Havre, après avoir accepté toute une série d’autres invitations,  par l’Association Canibale Peluche, spécialisée dans les séries B, Jean-Jacques Rousseau a fait un tabac notamment avec son film « Un colonial chez les Celtes » qui a reçu le plus d’applaudissements dans une salle en délire. « Je vais bientôt fêter mes 50 ans d‘asservissement au cinéma alternatif dans lequel je me suis ruiné financièrement pendant de longues années, explique volontiers Jean-Jacques Rousseau. Je ne dévoilerai pas la somme engloutie pour ne pas choquer, mais elle est très importante. C’est l’équivalent du prix de deux maisons. Tout cela pour arriver à un stade où le matériel est bien dépassé ». 9965 2 JJR fait un tabac en France.JPGDepuis 2002, en effet, nous sommes passés à l’ère du numérique et le cinéaste de l’absurde a besoin du public pour l’achat d’une caméra vidéo. La caméra actuelle date de 2003. Elle a rendu d’immenses services en permettant la réalisation de 5 films. Mais pour continuer à réaliser des films le cinéaste a besoin d’une nouvelle caméra semi-professionnelle. Il ne gagne rien avec ses films et fait donc appel à la générosité du public. Chaque donateur de 20 euros – compte BE 81 2991 1403 3024 -  sera invité à une séance privée unique en son genre, la projection d’un long métrage culte inédit depuis 30 ans. Il faut laisser ses coordonnées pour être prévenu de la date de projection.« Mon cinéma ? C’est une expérience dans laquelle toutes les règles académiques sont bouleversées, explique volontiers le Cinéaste de l’Absurde. C’est une expérience où la grammaire cinématographique la plus élémentaire est bafouée. Chez JJR, c’est le Vietnam, c’est Stalingrad, c’est la bataille de Koursk ! On empoigne la caméra, le micro, la mixette et on court ! On fait en un jour ce qu’une production honorable ferait en un mois et en guise de salaire les participants ne reçoivent qu’un sourire et un paquet de frites à la sauce samouraï  pris  à la volée dans une friterie du coin ». « Dans des conditions techniques  qui feraient tomber à la renverse Jean-Pierre Mocky, où le jeu des acteurs n’est pas convaincant, où les intempéries empêchent les raccords lumière, le cinéma de JJR est un no man’s land cinématographique où le participant est nommé au feu ».

 

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